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A Liège, des Quartiers Actifs pour le Climat

POURQUOI CE PROJET ?

 

Le parc immobilier des pays de l’Europe du Nord Ouest (ENO) émet trop de gaz à effet de serre – et sa rénovation n’est pas assez rapide !

 

Dans les pays de l’ENO, plus de 80% du parc immobilier a besoin d’une intervention rapide en matière de performance énergétique puisqu’il représente plus de 60% de l’énergie européenne consommée par l’habitat. Or, le taux d’évolution moyen de 1%/an est trop faible pour atteindre les objectifs de l’UE à 2030 et 2050, et encore au vu des objectifs fixés lors de la COP 21 à Paris limitant le réchauffement climatique à 2°C. Aussi, l’amélioration de la performance énergétique du parc immobilier autant que l’évolution des comportements des habitants sont incontournables et nécessitent d’accélérer le processus.

 

C’est le défi majeur à relever dans les zones urbaines qui représentent 75% de la population des pays du nord-ouest de l’Europe. Les stratégies locales bas carbone ciblant les parcs immobiliers anciens existent dans les villes de l’ENO. Mais dans tous les pays, les autorités publiques sont face aux mêmes difficultés quant à leur mise en œuvre, spécifiquement dans les quartiers les plus défavorisés où se concentrent le bâti ancien et les populations fragiles socialement et économiquement, considérés comme un facteur aggravant.

 

Les principaux points faibles et les obstacles communs à tous les centres urbains des pays de l’ENO sont :

 

Les propriétaires bailleurs et les occupants des logements doivent intervenir mais ne sont pas suffisamment accompagnés pour passer à l’acte. Pour eux, la réduction des GES n’est pas forcément une priorité comparativement aux conditions d’habitabilité de base d’un logement.

 

Les motivations des propriétaires bailleurs et des locataires ne sont pas les mêmes : ce sont les propriétaires qui décident de la qualité énergétique du bâti en revanche ce sont les locataires qui supportent le coût de la facture énergétique. 

 

Les décisions individuelles ne prennent pas en compte la dimension sociale liée aux émissions de GES, et l’investissement réalisé ne reflète par l’enjeu réel.

 

L’endettement public croissant limite l’investissement public local et fait porter plus de responsabilités aux acteurs privés.

 

Une nouvelle approche pour mobiliser les parties prenantes et déclencher des prises de décisions.

 

CAN proposera et expérimentera de nouveaux modèles de gouvernance afin de partager les responsabilités entre les autorités locales et les citoyens et habitants – afin de déclencher des actions bottom-up. Des schémas économiques innovants serviront de base pour mettre en œuvre les changements envisagés.

 

Encourager les initiatives ascendantes et citoyennes est une nouvelle approche pour mettre en œuvre une stratégie bas carbone à l’échelle d’une ville, au-delà des actions déjà engagées. 

 

Les quartiers défavorisés – un potentiel de progression important pour améliorer les conditions de vie

 

Le projet cible les quartiers urbains présentant un fort potentiel de réduction des émissions de GES. La priorité est donnée aux zones les plus défavorisées incluant du logement social public où les risques d’exclusion sociale sont les plus grands. Améliorer la performance énergétique du bâti permet aussi de réduire les disparités entre les quartiers au sein d’une même ville.

LES OBJECTIFS PRINCIPAUX ET LES RESULTATS DU PROJET ?

 

CAN a pour objectif de réduire les émissions de GES des logements situés dans les quartiers les plus défavorisés des villes de l’ENO.

 

Le projet facilite les initiatives bottom-up pour changer les comportements en matière de consommation d’énergie à l’échelle des quartiers.

 

Le partenariat du projet CAN permet de développer des synergies transnationales au-delà des limites institutionnelles nationales.

 

CAN contribue aux objectifs du programme Interreg ENO en favorisant la mise en œuvre des stratégies bas carbone des collectivités.

 

Résultats : Réduction des émissions de GES et renforcement des capacités d’intervention des collectivités

 

CAN changera la manière de mettre en œuvre sur le terrain les politiques locales bas-carbone. Cela renforcera les capacités des autorités publiques de l’ENO à impliquer de manière plus pertinente les parties prenantes.

 

Une augmentation du taux de rénovation énergétique (5% dans les secteurs identifiés de CAN), l’amélioration de la qualité thermique, le renouvellement des équipements et une optimisation de leur utilisation permettront d’atteindre une réduction significative des émissions annuelles de 28 000 T CO2.

 

Les solutions et réalisations

 

La réhabilitation et l’installation d’équipements économes dans les logements, en lien avec les propriétaires et les locataires amélioreront l’étiquette énergétique de plus de 21 000 ménages de l’ENO.

 

La réhabilitation énergétique bénéficiera aux PMEs des territoires partenaires, notamment dans les secteurs de la construction et des équipements. En effet, les investissements engendrés s’élèvent à plus de 50 millions d’€ sur la durée du projet.

 

Les nouveaux schémas de financement et modèles organisationnels seront répliqués à travers l’ENO et les villes européennes via des actions de coaching développées de manière conjointe.

 

Les activités développées dans le cadre de CAN toucheront directement plus de 150 000 ménages, et bien plus sur le long terme (environ 3,2 millions sur 10 ans) de manière indirecte à travers les activités dédiées au renforcement des capacités et au coaching.

Le chef de file, Climate Alliance, est un réseau de plus de 350 membres au sein de l’ENO et 1700 en Europe qui assurera, aux côtés de l’ensemble des partenaires de CAN, la réplicabilité et le transfert des solutions sur le long terme.

LES PARTENAIRES DU PROJET

 

Les autorités publiques locales, régionales et nationales, les agences de l’énergie, de l’habitat et les associations de quartiers des 5 pays éligibles joignent leurs forces et mettent à profit les synergies entre leurs différentes approches en termes de gouvernance.

Les partenaires représentent une large diversité de zones urbaines de l’ENO, tant par leur taille en nombre d’habitants (de 80 000 à 500 000) que par leurs forces en termes économiques. Les quartiers sélectionnés sont représentatifs des principales problématiques, qu’elles soient sociales, liées au type de bâti ou organisationnelles.

Les meilleures solutions développées au sein de ces territoires de projets serviront de modèle pour la réduction des émissions de CO2. dans les quartiers défavorisés de l’ensemble des zones urbaines de l’ENO.

ORGANISATION DES PARTENAIRES

Chef de file

Climate Alliance (DE)

Dr. Andreas Kress

a.kress@climatealliance.org

 

AmicusHorizon (UK)

Andrew Piper

andrew.piper@amicushorizon.org.uk

Sous-partenaire: Hastings Borough Council

Energise Sussex Coast

 

Municipalité de Arnhem (NL)

Hans van Ammers

hans.van.ammers@arnhem.nl

 

Brest métropole (FR)

Anne-Marie Cabon

anne-marie.cabon@brest-metropole.fr

Sous-partenaire: Brest Energence

 

Energy Agency Rhineland-Palatinate (DE)

Bernd Lämmlin

bernd.laemmlin@energieagentur.rlp.de

 

City of Essen (DE)

Kai Lipsius

kai.Lipsius@umweltamt.essen.de

 

Liège-Energie (BE)

Gün Gedik

gun.gedik@liegeenergie.be

Sous-partenaire: Ville de Liège

 

Plymouth City Council (UK)

Alex Midlen

alex.midlen@plymouth.gov.uk

 

EPAM Seine-Aval (FR)

Fabrice Levi

f.levi@epamsa.fr

Sous-partenaire: Mantes-la-Jolie

 

Municipalité de Worms (DE)

Reinhold Lieser

reinhold.lieser@worms.de

 

Partenaires associés (LU, IE)

Climate Alliance Luxemburg; Paul Polfer,

paul.polfer@oeko.lu

University College Dublin, School of Architecture and Environmental Policy; Marcus Collier, marcus.collier@ucd.ie

 

Durée du projet : Février 2016 – Octobre 2019
Budget total : 7,8 millions €, demande de FEDER de 4,7 millions €
Projet soumis au 1er appel à projet du programme Interreg VB ENO (2ème étape clôturée le 28 décembre 2015)
Priorité n°2 sur l’économie bas carbone, objectif 2 « faciliter la mise en œuvre de stratégies bas carbone »